Browlocks … ils n’en ont pas qu’après vos breloques!



Un Browlock (Browser Lock, mot à mot qui verrouille le navigateur) est un logiciel qui verrouille votre navigateur Internet et, par conséquent, votre ordinateur. Il appartient à la famille des ransomwares ; l’objectif étant de vous faire cracher au bassinet. C’est bien souvent un clic sur une publicité (sur un site tout à fait correct) qui déclenche l’apparition de cet importun. Les raisons invoquées sur l’écran sont : téléchargement illégal, terrorisme, pédopornographie. On vous fait croire que cet avertissement émane d’une autorité officielle : police, gendarmerie, ministère de l’Intérieur. Le but est de vous faire perdre les pédales et de jouer sur la peur. Si vous ne payez pas dans le délai imparti, vous encourez une sanction pénale. Même si vous n’avez commis aucune des infractions citées, vous n’avez qu’une chose en tête, payer pour être tranquille. Le Browlock peut prendre cette apparence :

Le drapeau officiel de la République Française a de quoi en effrayer plus d’un

ou encore…

Si la présentation diffère, c’est le même mode opératoire

Pour vous défaire de cet avertissement qui obstrue votre écran et empêche votre ordinateur de s’éteindre, il vous en coûtera, selon le cas, 100 ou 200€. Le tout n’étant évidemment pas réglable par votre carte bancaire mais par des moyens intraçables comme Ukash ou Paysafecard. Si la loi est enfreinte, à ce niveau là, ce n’est pas une infraction mais un délit, passible des tribunaux. Depuis quand, suffit-il de payer une petite somme pour éviter les tribunaux? L’article n°227-24 du code Pénal, cité ci-dessus, fait mention de 2 ans d’emprisonnement et 30 000€ d’amende, en ce qui concerne la pédopornographie.
Quant à la violation du droit d’auteur par Internet celle-ci est régie par l’HADOPI (la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet). L’Hadopi, en cas de violation, réagi par une réponse graduée. Dans un premier temps, vous recevez un mail vous enjoignant de mettre fin à vos activités. Si vous persistez, c’est une lettre postale remise contre signature. A terme, la phase pédagogique cède place à la phase pénale.
Si la réponse graduée ne vous dissuade toujours pas, vous vous exposez à des sanctions, 3 ans d’emprisonnement et 300 000€ d’amende. On est bien loin des 200€ demandés.

Comment s’en débarrasser?

Il existe plusieurs méthodes mais la plus simple est d’éteindre l’ordinateur. Vous n’y arriverez pas par la voie traditionnelle du « menu démarrer ». Il va falloir forcer en coupant l’alimentation électrique. Pour ce faire, appuyez sur le bouton marche/arrêt en comptant au moins jusqu’à 30. En dessous de 30 secondes, vous risquez de mettre l’ordinateur en veille et le blocage réapparaitrait à la sortie de veille. Une fois, l’ordinateur éteint, attendez une minute puis redémarrez. L’avertissement aura disparu, vous pouvez dormir tranquille. 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© Boulanger Jean Informatique
Versailles & Le Chesnay