Recherche sur Internet (4) …Nom de domaine et extension



Nous l’avons vu, il y a beaucoup d’infos à retirer de l’adresse d’un site Internet. http://www.defense.gouv.fr, par exemple.

Décomposons cette adresse :

  • le protocole HTTP (Hyper Text Transfer Protocol), autrement dit, la sous-couche de langage informatique qui permet de surfer sur le Web en cliquant de lien en lien. Un clic sur un lien nous transfère d’une page à une autre ou d’une ressource à une autre (photo, vidéo, PDF …). C’est le sens même de HTTP. On connaît également son cousin proche, le HTTPS toujours accompagné d’un petit cadenas dans la partie gauche de la barre d’adresse. Vous l’aurez deviné, le « S » signifie que le protocole est sécurisé. C’est le cas d’un nombre de sites toujours plus grand et particulièrement des sites transactionnels (banques, sites marchands, mails en ligne, services personnalisés de sociétés ou bien d’organismes officiels). Les « :// » servent à introduire l’adresse à proprement parler.
  • les « www » qui ne subsistent presque plus que dans nos mémoires, tant ils sont devenus une évidence. Ils signifient « World Wide Web », la toile mondiale en bon français. L’organisme consultatif de l’Internet basé en Suisse s’appelle le W3C pour WWWConsortium. Il émet des règles éthiques de bonne pratique (la netiquette) et fait des préconisations techniques sur les langages utilisés, les protocoles, les formats multimédias…
  • vient ensuite le nom de domaine canonique : c’est souvent la raison sociale d’une entreprise, une marque, le nom d’une personnalité publique, d’un service de l’Etat ou encore d’un organisme non gouvernemental ou associatif. Ici « le Ministère de la Défense ». Pour déposer une marque, il faut une preuve de l’INPI (l’Institut National de la Propriété Industrielle) ; idem pour une personne publique ou bien un extrait de Kbis pour une société. Impossible de déposer « www.boulanger.fr » si vous n’êtes pas les magasins Boulanger. C’est la raison pour laquelle, votre serviteur hante la toile avec son « www.jeanboulanger.com »
  • l’info nous est confirmée par ce qui suit : l’extension et ici, il s’agit d’une double extension « .gouv.fr ». « .gouv » signifie que c’est un site gouvernemental, donc un site officiel. On peut avoir confiance, on est entre de bonnes mains. Tous les organismes d’Etat, tous les ministères ont une extension en « .gouv ». On trouve souvent « .gov » pour les sites étrangers ou les sites anglo-saxons.
  • mais cela ne suffit pas pour connaitre qui est l’émetteur de l’info ou plutôt sa localisation. ».gov.ma », par exemple, pour un site marocain ; « .gov.us » pour un site américain etc… Il existe deux types d’extension, des extensions géographiques et des extensions thématiques. « .fr » pour la France évidemment, « .es » pour l’Espagne ou encore « .de » pour l’Allemagne. On va pas toutes les passer en revue mais vous avez compris l’idée. 😉 Pour utiliser une extension géographique, il faut prouver qu’on est résident du pays en question ou qu’on opère, sur ce territoire, des activités commerciales, financières ou autres. Viennent les extensions thématiques, moins connues. Le fameux « .com » pour les sites à caractère commercial ; qu’ils émettent depuis l’Afrique du Sud, le Luxembourg ou l’Australie. Il y a encore le « .net » pour des sites à caractère informatif sans qu’il soit question de monnayer l’info. Vous trouverez plus d’informations ici. Beaucoup de ces extensions ne sont quasiment pas utilisées parce que plus difficiles à mémoriser. Vous comprendrez les enjeux commerciaux et la visibilité qu’offrent une adresse courte et facile à retenir. Il en reste une dernière qu’il ne faut pas négliger, c’est le « .org ». Les sites associatifs ou indépendants des Etats ou des gouvernements s’en servent. C’est le cas des Nations Unies : www.un.org.

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